Accueil Présentation Participants Organisateurs Programme Candidature FAQ Album photos
Présentation
Contexte

Historique des Écoles Thématiques

Edition 2007 : Madagascar biodiversité des milieux insulaires

Déroulement

Financement et soutien logistique de l'ETET 2007

Lieux/Locaux
Contexte haut de page

Vers une exploitation durable des ressources

Une meilleure gestion des ressources de l'environnement constitue un élément majeur des politiques de développement des pays, au Nord comme au Sud. Ces politiques s'inscrivent dans une perspective de développement durable et de préservation de la biodiversité, comme en témoigne la tenue récente (24-28 janvier 2005) au siège de l'Unesco à Paris de la conférence nationale sur la "Biodiversité: science et gouvernance".

Les pays du Sud, dont l'économie et le développement humain sont largement dépendants de l'exploitation des ressources naturelles, sont affectés au premier chef par l'impact des variations climatiques, l'effet des pratiques sur la biodiversité et le fonctionnement durable des écosystèmes.
Pour faire face à ces problèmes, les pays africains s'efforcent de renforcer leur potentiel humain en matière de recherche et de gestion de l'environnement. Ils cherchent à identifier des options nouvelles pour une restauration et une utilisation durable des ressources naturelles.

Dans ce contexte, les Écoles Thématiques en Écologie Tropicale ont pour objectifs de :
- faire le point sur les développements récents d’un domaine de recherche en écologie tropicale ;
- apporter un complément de formation théorique et pratique de niveau 3e cycle en écologie tropicale à des étudiants majoritairement originaires de pays du Sud ;
- apporter un complément de formation à des enseignants de niveau 3e cycle ;
- valoriser les recherches menées par les équipes organisatrices dans le pays d’accueil, ou y développer de nouvelles recherches ;
- augmenter les échanges scientifiques entre chercheurs du Nord et du Sud, mais aussi entre chercheurs du Sud ;
- identifier les voies et moyens d’un usage durable des ressources naturelles des zones concernées.

Nous espérons ainsi à travers ces Écoles former des enseignants-chercheurs de demain mais aussi mobiliser et organiser des compétences humaines et institutionnelles au Sud.

La place de l'écologie
L'écologie en tant que discipline intégrée offre un important potentiel d'innovations permettant de concilier les exigences d'un développement socio-économique et celles de la préservation de l'environnement.

En effet les organismes vivants et les écosystèmes naturels recèlent une grande variété d'outils potentiels pour la gestion de l'environnement et le développement technologique.

L'ingénierie écologique, dans ces développements récents, rend posible une meilleure protection de la biodiversité des écosystèmes tout en proposant une utilisation durable des ressources naturelles.



Historique des Écoles Thématiques haut de page


Les Écoles Thématiques
ont été mises sur pied dans un esprit de développement durable et de conservation de la biodiversité. Elles sont une manifestation dynamique des échanges scientifiques bilatéraux dans le domaine de l'écologie tropicale en Afrique de l'Ouest, entre laboratoires, organismes de recherche et pays partenaires. En formant les étudiants qui deviendront les artisans du développement scientifique futur de leurs pays respectifs, les écoles contribuent à entretenir ce réseau d'échange de connaissances en écologie.

Les Écoles Thématiques en Écologie Tropicale sont la prolongation des Ecoles Thématiques de Lamto, organisées conjointement en 2001 et 2002 par l'université d'Abobo Adjamé (Côte d'Ivoire), l'université Pierre et Marie Curie (France) et l'Ecole Normale Supérieure (France) à la station écologique de Lamto en Côte d'Ivoire.

La première édition des Ecoles Thématiques en Ecologie Tropicale , ETET 2005, a eu lieu en 2005 à l'université Polytechnique de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso sur le thème "les services écosystémiques et l'usage durable des ressources naturelles".

En 2006, l'École Thématique s'est déroulée au centre IRD de Mbour, situé à 90 km au Sud de Dakar et à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, sur le thème "les réseaux trophiques : de la théorie à la gestion rationnelle des ressources biologiques des écosystèmes terrestres et aquatiques".

Edition 2007 : Madagascar biodiversité des milieux insulaires
haut de page

Cette année 2007, l’École se tiendra à Madagascar, en liaison avec la création en mars 2007 du GDRI franco-malgache « Biodiversité et développement durable à Madagascar ». Elle porte sur la biodiversité spécifique aux milieux insulaires. Elle se tiendra dans la région de Morondava située à 400 km au sud-ouest d’Antananarivo. L’ETET 2007 est organisée conjointement par les organismes et les institutions de recherche français, en particulier par le département Environnement et Développement durable du CNRS, le Muséum National d’Histoire Naturelle dans le cadre du GDRI, l’Institut Français de la Biodiversité et ses membres, dont en particulier le Ministère des Affaires Etrangères avec l’aide de l’Agence Interorganismes de la Recherche pour le Développement (AIRD). Localement, y sont associés le Cirad, l’IRD, le SCAC de l’ambassade de France à Antananarivo, les ministères chargés de la recherche et chargé de l’environnement de Madagascar et les universités de Madagascar. Les universités Abobo-Adjamé en Côte d’Ivoire et l’université de Bobo-Dioulasso du Burkina Faso y sont également associées comme partenaires fondateurs des ETET.

La biodiversité, qu’elle soit animale, végétale ou microbienne, doit donc être considérée comme une ressource biologique en interaction directe avec un environnement plus ou moins dégradé, anthropisé ou non. De ce fait, sur la planète, des sites remarquables du point de vue de la biodiversité, des « hot-spots de diversité, font l’objet d’un très net regain d’intérêt. Il est important, et ce dès maintenant, d’étudier au mieux cette biodiversité de façon à concevoir des concepts, des méthodes et des outils qui permettront de gérer, valoriser et conserver cette richesse naturelle dans le cadre défini par la Convention sur la Diversité Biologique (CBD). Les champs thématiques ainsi concernés sont nombreux, incluant notamment, l’écologie, l’évolution, la systématique, l’éthologie, l’écophysiologie, l’ethnologie, la paléontologie, l’océanographie, l’agronomie / l’agro-alimentaire, et la santé environnementale…

Parmi tous les « hauts lieux » de la biodiversité, Madagascar fait partie des plus importants et des plus intéressants notamment du fait de son très fort taux d’endémisme autant en ce qui concerne les espèces animales que végétales, puisque, dans certains groupes taxinomiques (animal ou végétal), on dépasse les 90% d’endémisme (amphibiens, primates, …). Si les données concernant la flore microbienne sont peu fournies, les scientifiques s’accordent à penser que le taux d’endémisme la concernant n’a aucune raison d’être plus faible que dans le cas des animaux et des végétaux dans la mesure où tous se retrouvent dans des écosystèmes souvent uniques.

Dans son discours à la Conférence de Paris, le Président de la République de Madagascar a noté l’importance de la biodiversité dans cette île plus grande que la France et l’urgence de préserver, pour les générations futures, cette diversité biologique : « il y a 160 millions d’années, après la séparations du continent africain, une richesse biologique remarquable a évolué à Madagascar. 85% des 12.000 plantes de Madagascar sont uniques au Monde, et dans le monde animal, la singularité est au moins aussi spectaculaire… ». Si le « développement » doit passer par la valorisation de la nature, il est impératif de la préserver. Désormais toute stratégie et toute action politique et économique doivent prendre en compte la protection de la nature. C’est dans ce contexte que des chercheurs de laboratoires Français et Malgaches, ont décidé de s’associer.

A travers son département Environnement et Développement Durable, le CNRS a souhaité s’investir dans des projets permettant un développement durable en fournissant des réponses sur l’incertitude, en dessinant des solutions techniques, et en éclairant la gouvernance, et c’est dans cet esprit, qu’en partenariat avec d’autres organismes français tels que le MNHN, le CNRS, à l’issue de l’Atelier Franco-Malgache sur la biodiversité qui s’est tenu à Antananarivo en juin 2006, a décidé de soutenir la mise en place d’un réseau de recherche et de formation entre la France et Madagascar. L’objectif est de renforcer les liens entre les Chercheurs et Enseignants Chercheurs des unités de recherche CNRS et MNHN et les Chercheurs et Enseignants Chercheurs malgaches dans les domaines de la gestion, conservation, et valorisation de la biodiversité pour un développement durable.

Ce Groupement de Recherche International intitulé « Biodiversité et Développement Durable à Madagascar » est le fruit de nombreuses discussions et concertations entre les chercheurs français et leurs homologues malgaches. Il sera décliné suivant quatre axes principaux qui serviront aussi à structurer l'édition 2007 des ETET:
1 - Analyse de la biodiversité,
2 - Biodiversité et fonctionnement des écosystèmes,
3 - Valorisation de la biodiversité
4 - Biodiversité et santé


Déroulement

Les écoles thématiques en écologie tropicale se déroulent
chaque année sur une période de deux semaines. Elles ont lieu dans un pays francophone, en collaboration entre plusieurs équipes de recherche et institutions françaises et équipes de recherche et université(s) du pays d'accueil.


Format des enseignements

Durant deux semaines, trois formats d'enseignement alternent: cours théoriques, tables rondes et projets de recherche.

Les cours théoriques présentent soit des synthèses sur un aspect précis de l'écologie, soit des résultats récents de la recherche. Dans les deux cas, les exemples sont extraits de travaux réalisés dans la région d'accueil.
Une attention particulière est portée à la formation aux statistiques et à la modélisation.

Les tables rondes sont organisées autour d'un thème précis. Un animateur est chargé d'animer le débat entre les différents invités et de permettre aux étudiants d'intervenir.

Les projets de recherche se composent d'expériences de laboratoire, de manipulations et d'observations sur le terrain, d'analyses statistiques des données, d'élaborations ou utilisations de modèles de simulations du fonctionnement et/ou de la dynamique de fonctionnement des écosystèmes. Les étudiants travaillent en groupes de quatre personnes environ et doivent remettre un rapport de synthèse à la fin de l'École Thématique.

Pour plus de précision sur le programme des cours, consultez la page programme.

Langue de travail

La langue de travail est le français, ce qui n'exclut pas quelques heures de cours ou de conférences en anglais.



Financement et soutien logistique de l'ETET 2007

Liste provisoire des financeurs:

Les frais de séjour et de transport de tous les étudiants sont pris en charge intégralement par les Écoles thématique en Écologie Tropicales. Les étudiants ne reçoivent aucun per-diem. Pour plus de détail, consulez  la page FAQ.


Lieux et locaux


L’Ecole thématique se tiendra dans la région de Morondava à 400 km au sud-ouest d’Antananarivo. La sélection du site s’est faite en fonction de la possibilité d’effectuer des projets de terrain, d’y associer des partenaires locaux et des capacités logistiques.