| Contexte |
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Vers
une exploitation durable des ressources
Une meilleure gestion des ressources de l'environnement
constitue un élément majeur des politiques de
développement des pays, au Nord comme au Sud. Ces politiques
s'inscrivent dans une perspective de développement durable
et de préservation de la biodiversité, comme en
témoigne la tenue récente (24-28 janvier 2005)
au siège de l'Unesco à Paris de la conférence
nationale sur la "Biodiversité:
science et gouvernance".
Les pays du Sud, dont l'économie et le développement
humain sont largement dépendants de l'exploitation des
ressources naturelles, sont affectés au premier chef
par l'impact des variations climatiques, l'effet des pratiques
sur la biodiversité et le fonctionnement durable des
écosystèmes.
Pour faire face à ces problèmes, les pays africains
s'efforcent de renforcer leur potentiel humain en matière
de recherche et de gestion de l'environnement. Ils cherchent
à identifier des options nouvelles pour une restauration
et une utilisation durable des ressources naturelles.
Dans ce contexte, les Écoles Thématiques
en Écologie Tropicale ont pour objectifs de :
- faire le point sur les développements récents
d’un domaine de recherche en écologie tropicale
;
- apporter un complément de formation théorique
et pratique de niveau 3e cycle en écologie tropicale
à des étudiants majoritairement originaires de
pays du Sud ;
- apporter un complément de formation à des enseignants
de niveau 3e cycle ;
- valoriser les recherches menées par les équipes
organisatrices dans le pays d’accueil, ou y développer
de nouvelles recherches ;
- augmenter les échanges scientifiques entre chercheurs
du Nord et du Sud, mais aussi entre chercheurs du Sud ;
- identifier les voies et moyens d’un usage durable des
ressources naturelles des zones concernées.
Nous espérons ainsi à travers ces Écoles
former des enseignants-chercheurs de demain mais aussi mobiliser
et organiser des compétences humaines et institutionnelles
au Sud.
L'écologie en tant que discipline intégrée
offre un important potentiel d'innovations permettant de concilier
les exigences d'un développement socio-économique
et celles de la préservation de l'environnement.
En effet les organismes vivants et les écosystèmes
naturels recèlent une grande variété d'outils
potentiels pour la gestion de l'environnement et le développement
technologique.
L'ingénierie écologique, dans ces développements
récents, rend posible une meilleure protection de la biodiversité
des écosystèmes tout en proposant une utilisation
durable des ressources naturelles.
| Historique des
Écoles Thématiques |
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Les Écoles Thématiques ont été
mises sur pied dans un esprit de développement durable
et de conservation de la biodiversité. Elles sont
une manifestation dynamique des échanges scientifiques
bilatéraux dans le domaine de l'écologie tropicale
en Afrique de l'Ouest, entre laboratoires,
organismes de recherche et pays partenaires. En formant les
étudiants qui deviendront les artisans
du développement scientifique futur de leurs pays respectifs,
les écoles contribuent à entretenir ce
réseau d'échange de connaissances en écologie.
Les Écoles Thématiques en Écologie
Tropicale sont la prolongation des Ecoles
Thématiques de Lamto, organisées conjointement
en 2001 et 2002 par l'université d'Abobo
Adjamé (Côte d'Ivoire), l'université
Pierre et Marie Curie (France) et l'Ecole Normale Supérieure
(France) à la station écologique de Lamto en Côte
d'Ivoire.
La première édition des Ecoles
Thématiques en Ecologie Tropicale , ETET
2005, a eu lieu en 2005 à l'université
Polytechnique de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso sur le thème
"les services écosystémiques et l'usage durable
des ressources naturelles".
En 2006, l'École Thématique s'est
déroulée au centre IRD de Mbour, situé
à 90 km au Sud de Dakar et à l'université
Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, sur le thème
"les réseaux trophiques : de la théorie à
la gestion rationnelle des ressources biologiques des écosystèmes
terrestres et aquatiques".
Edition
2007 : Madagascar biodiversité des milieux insulaires
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Cette année 2007,
l’École se tiendra à Madagascar, en
liaison avec la création en mars 2007
du GDRI franco-malgache « Biodiversité et
développement durable à Madagascar ».
Elle porte sur la biodiversité spécifique
aux milieux insulaires. Elle se tiendra dans la région
de Morondava située à 400 km au sud-ouest
d’Antananarivo. L’ETET 2007
est organisée conjointement par les organismes
et les institutions de recherche français, en particulier
par le département Environnement et Développement
durable du CNRS, le Muséum National d’Histoire
Naturelle dans le cadre du GDRI, l’Institut Français
de la Biodiversité et ses membres, dont en particulier
le Ministère des Affaires Etrangères avec
l’aide de l’Agence Interorganismes de la Recherche
pour le Développement (AIRD). Localement, y sont
associés le Cirad, l’IRD, le SCAC de l’ambassade
de France à Antananarivo, les ministères
chargés de la recherche et chargé de l’environnement
de Madagascar et les universités de Madagascar.
Les universités Abobo-Adjamé en Côte
d’Ivoire et l’université de Bobo-Dioulasso
du Burkina Faso y sont également associées
comme partenaires fondateurs des ETET.
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La biodiversité, qu’elle
soit animale, végétale ou microbienne, doit
donc être considérée comme une ressource
biologique en interaction directe avec un environnement
plus ou moins dégradé, anthropisé
ou non. De ce fait, sur la planète, des sites remarquables
du point de vue de la biodiversité, des «
hot-spots de diversité, font l’objet d’un
très net regain d’intérêt. Il
est important, et ce dès maintenant, d’étudier
au mieux cette biodiversité de façon à
concevoir des concepts, des méthodes et des outils
qui permettront de gérer, valoriser et conserver
cette richesse naturelle dans le cadre défini par
la Convention sur la Diversité Biologique (CBD).
Les champs thématiques ainsi concernés sont
nombreux, incluant notamment, l’écologie,
l’évolution, la systématique, l’éthologie,
l’écophysiologie, l’ethnologie, la
paléontologie, l’océanographie, l’agronomie
/ l’agro-alimentaire, et la santé environnementale…
Parmi tous les « hauts lieux »
de la biodiversité, Madagascar fait partie des
plus importants et des plus intéressants notamment
du fait de son très fort taux d’endémisme
autant en ce qui concerne les espèces animales
que végétales, puisque, dans certains groupes
taxinomiques (animal ou végétal), on dépasse
les 90% d’endémisme (amphibiens, primates,
…). Si les données concernant la flore microbienne
sont peu fournies, les scientifiques s’accordent
à penser que le taux d’endémisme la
concernant n’a aucune raison d’être
plus faible que dans le cas des animaux et des végétaux
dans la mesure où tous se retrouvent dans des écosystèmes
souvent uniques.
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Dans son discours à la Conférence
de Paris, le Président de la République
de Madagascar a noté l’importance de la biodiversité
dans cette île plus grande que la France et l’urgence
de préserver, pour les générations
futures, cette diversité biologique : « il
y a 160 millions d’années, après la
séparations du continent africain, une richesse
biologique remarquable a évolué à
Madagascar. 85% des 12.000 plantes de Madagascar sont
uniques au Monde, et dans le monde animal, la singularité
est au moins aussi spectaculaire… ». Si le
« développement » doit passer par la
valorisation de la nature, il est impératif de
la préserver. Désormais toute stratégie
et toute action politique et économique doivent
prendre en compte la protection de la nature. C’est
dans ce contexte que des chercheurs de laboratoires Français
et Malgaches, ont décidé de s’associer.
A travers son département Environnement
et Développement Durable, le CNRS a souhaité
s’investir dans des projets permettant un développement
durable en fournissant des réponses sur l’incertitude,
en dessinant des solutions techniques, et en éclairant
la gouvernance, et c’est dans cet esprit, qu’en
partenariat avec d’autres organismes français
tels que le MNHN, le CNRS, à l’issue de l’Atelier
Franco-Malgache sur la biodiversité qui s’est
tenu à Antananarivo en juin 2006, a décidé
de soutenir la mise en place d’un réseau
de recherche et de formation entre la France et Madagascar.
L’objectif est de renforcer les liens entre les
Chercheurs et Enseignants Chercheurs des unités
de recherche CNRS et MNHN et les Chercheurs et Enseignants
Chercheurs malgaches dans les domaines de la gestion,
conservation, et valorisation de la biodiversité
pour un développement durable.
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Ce Groupement de Recherche International
intitulé « Biodiversité et Développement
Durable à Madagascar » est le fruit de nombreuses
discussions et concertations entre les chercheurs français
et leurs homologues malgaches. Il sera décliné
suivant quatre axes principaux qui serviront aussi à
structurer l'édition 2007 des ETET:
1 - Analyse de la biodiversité,
2 - Biodiversité et fonctionnement des écosystèmes,
3 - Valorisation de la biodiversité
4 - Biodiversité et santé |
| Déroulement |
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Les écoles thématiques en écologie tropicale
se déroulent chaque année sur
une période de deux semaines. Elles ont lieu dans un pays
francophone, en collaboration entre plusieurs équipes de
recherche et institutions françaises et équipes
de recherche et université(s) du pays d'accueil.
Durant deux semaines, trois formats d'enseignement alternent: cours
théoriques, tables rondes et projets de recherche.
Les cours
théoriques présentent soit des synthèses
sur un aspect précis de l'écologie, soit des résultats
récents de la recherche. Dans les deux cas, les exemples
sont extraits de travaux réalisés dans la région
d'accueil.
Une attention particulière est portée à
la formation aux statistiques et à la modélisation.
Les tables
rondes sont organisées autour d'un thème
précis. Un animateur est chargé d'animer le débat
entre les différents invités et de permettre aux
étudiants d'intervenir.
Les projets de recherche
se composent d'expériences de laboratoire, de manipulations
et d'observations sur le terrain, d'analyses statistiques des
données, d'élaborations ou utilisations de modèles
de simulations du fonctionnement et/ou de la dynamique de fonctionnement
des écosystèmes. Les étudiants travaillent
en groupes de quatre personnes environ et doivent remettre un
rapport de synthèse à la fin de l'École
Thématique.
Pour plus de précision sur le programme des cours, consultez
la page programme.
La langue de travail est le français, ce qui n'exclut pas
quelques heures de cours ou de conférences en anglais.
Financement et soutien logistique de l'ETET 2007
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Liste provisoire des financeurs:
Les frais de séjour et de transport de tous les étudiants
sont pris en charge intégralement par les Écoles
thématique en Écologie Tropicales. Les étudiants
ne reçoivent aucun per-diem. Pour plus de détail,
consulez la page FAQ.
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Lieux
et locaux |
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L’Ecole thématique se tiendra dans la région
de Morondava à 400 km au sud-ouest d’Antananarivo.
La sélection du site s’est faite en fonction
de la possibilité d’effectuer des projets de
terrain, d’y associer des partenaires locaux et des
capacités logistiques.

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